visitez ses albums de photo ici :
laure maud realise de nombreuses photos de nature, sur le theme de l’ecologie, de l’environnement, sur la beaute du monde sauvage. ces photos font la part belle à l’energie eolienne.
on trouve de nombreuses photographies de paysage, de route, de rues, realisees a new york, a brooklyn, a coney island, en france, en bretagne, sur l’ile de ré, a chicago, a dunkerque, en normandie. ce sont des photos de nature, de plante, de vegetaux, du monde vegetal, d’arbre, de feuille, de fleur, d’herbe, de champ, de cereale comme le ble. on trouve aussi des photographies sur le monde animal, comme des photos de cheval, de chevaux, d’ane, de zebre, de girafe, d’okapi, d’oiseau, de mouette, de chien, d’abeille, et aussi sur les beautes du monde sauvage comme des photographies de mer, d’ocean, de ciel, de nuage.
voici les techniques que laure maud emploie pour realiser ses photographies : format 24x36 and moyen format, le plupart des photographies ont été realisees en lumiere naturelle mais aussi parfois en studio ou avec un apport de lumière artificielle. c’est un mélange de photo couleur et de noir et blanc, elle realise ses photographies sur support film, c’est-a-dire argentique, mais aussi sur support numerique, c’est-a-dire digital.
laure maud vous invite à vous rendre sur les sites de ces magazines specialises :
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La Lettre du Hérisson n°217
Biodiversité. La presse s’en est largement fait l’echo en janvier dernier lorsque la France a organise la conference internationale "Biodiversite, science et gouvernance". La publicite l’utilise et certains de nos politiques ne s’en passent plus. Pourtant, ce mot ne fait pas toujours l’unanimite dans le monde associatif qui lui prefere souvent celui de "nature". Mais prenons garde a ne pas refuser ce mot de "biodiversite" sous pretexte que d’aucun le devoierait. La biodiversite est un concept scientifique complexe mais precis : "la totalite de toutes les variations de tout le vivant". Cette definition est claire - l’homme fait partie de la biodiversite ! - et offre un double avantage. Intellectuellement, elle nous sort de l’opposition culturelle entre homme et nature et peut donc permettre de nous delivrer de l’idee si devastatrice que nous pouvons dominer la nature qui n’est la que pour nous servir. Concretement, ce concept nous aide a convaincre qu’il faut agir car il fait realiser que ce que nous faisons a la nature, n’est pas sans consequence pour nous-meme. Alors faut-il se plaindre que "les grands de ce monde" lors d’une conference internationale rivalisent de discours sur la necessite de stopper l’erosion de la biodiversite ? Non, car c’est le jeu de la democratie que les dirigeants discourent sur les questions essentielles et c’est aussi le jeu de la democratie que les citoyens concourent a ce que les actes soient a la hauteur des enjeux. La prise de conscience de la necessite a agir se fait enfin. Nous y sommes pour beaucoup. Cette prise de conscience est le prealable indispensable a tout changement. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : la prise en compte de la biodiversite doit devenir une composante de toutes les politiques. Soyons force de proposition. Pour cela, il va nous falloir savoir aller vers les autres, meme ceux qui traditionnellement sont indifferents ou hostiles à cette prise en compte de la nature. Preserver la biodiversite partout necessite en effet de le faire avec tous. Cela nous obligera parfois a modifier notre maniere de penser ou notre maniere de faire car on ne protege pas la nature partout comme on la protege dans une reserve naturelle. Je n’ai pas de doute sur notre capacite collective à relever ce defi. La biodiversite est source de l’evolution du vivant. Le monde associatif continuera a etre source d’evolution pour notre societe.
Christophe Aubel, pilote du pole Biodiversite de France Nature Environnement
source : La Lettre du Hérisson n°217 : L’Edito France Nature Environnement
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La Lettre du Hérisson n°215
Le littoral est partout un espace precieux, du point de vue ecologique comme du point de vue economique. Notre littoral francais est vaste et diversifie mais suscite beaucoup de convoitises et est victime d’amenagements, souvent devastateurs pour ce qui fait son interet.
Notre littoral est en danger car il a subi, au cours de ces dernieres decennies, bien des degradations, pour la plupart irreversibles. Et ce, malgre la creation de remparts tels que la loi "littoral" ou le Conservatoire du meme nom.
Que de degats ! Il y a eu d’abord l’installation de gros centres industrialo-portuaires (Dunkerque, Baie de Seine, Fos sur mer...) oe siderurgie, chimie et autres industries se sont developpees remplaçant des zones naturelles splendides. L’urbanisation galopante s’est jetee sur le littoral. Residences principales mais surtout secondaires ont envahi les plus beaux sites. Meme le domaine public maritime a failli etre colonise. Tout notre littoral, du Nord au Sud a ete touche et la ou restait encore de la nature, le camping-caravaning et meme des sports motorises sont venus. L’Enduro du Touquet en est un exemple desastreux.
Face a ces deferlements de degradations, la loi littoral a bien souvent ete ignoree des collectivites territoriales et ce sont, souvent, les associations et non les pouvoirs publics qui en ont demande l’application. Il a fallu s’opposer juridiquement aux Maires ou aux Prefets et contester les permis de construire.
Le littoral fait partie, et pas seulement en France, des zones les plus peuplees. Le littoral et les eaux marines littorales font partie des zones les plus productives (production primaire et secondaire) au monde. C’est la zone ou naissent et grandissent la plupart des poissons de mer qui constituent une ressource alimentaire essentielle de l’humanite. Il est particulierement spectaculaire et demonstratif de regarder la mer au moment de la baisse de la maree dans les herbiers de la slikke d’un estuaire : on y voit grouiller des milliers d’alevins et de jeunes crustaces. On comprend que la vie de la mer commence la.
Qu’on ne s’etonne pas des chutes spectaculaires des peches debarquees, comme a Boulogne par exemple (pourtant premier port de peche national). Sans doute la surpeche est un facteur important de la diminution de la ressource, mais la degradation de nos littoraux en est aussi une cause essentielle. L’amenagement pour l’industrie et l’urbanisation des estuaires et marais littoraux, l’obstruction des rias et autres anses littorales pour gagner des terres agricoles ou etablir des ports de plaisance sont autant de coups portes a la diversite du littoral.
Quant à la pollution, elle est partout et de plus en plus inquietante. Au-dela du probleme des maraes noires, il y a l’envahissement des plages par les algues vertes et les rejets de phaeocystis, dont l’aspect le plus visible à la cote est la formation d’ecume, dus aux pollutions azotees et phosphatees.
Et pourtant que notre littoral etait beau. Oui ! Il etait... La nature nous avait donne la des monuments de rochers et de sable, de beaute et de richesse qui constituaient des milieux primaires. Que faudrait-il faire pour retrouver cette richesse et cette beaute ?
Emile Vivier, president d’honneur de Nord Nature, association membre de FNE
source : La Lettre du Hérisson n°215 : L’Edito
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La Lettredu Hérisson n°209 : La décentalisation
La biodiversite, indirectement compromise La voirie forestiere a egalement des impacts indirects, peut etre encore plus nefaste sur la biodiversite. L’intensite de l’exploitation qu’elle permet a un impact marque sur la structure spatiale de la vegetation, sur sa composition floristique et donc sur le biotope de la faune et de la flore. Mais, l’exploitation des forets de montagne n’est pas forcement la cause principale de regression de certaines especes animales. L’ouverture de dessertes forestieres, permettant la penetration massive du public, est a l’origine de multiples sources de derangement de la faune et a de nombreux effet sur la flore (prelevement) et les habitats. Cela peut suffire a compromettre la perennite des especes animales et vegetales peu abondantes ou tres recherchees. Cette ouverture peut egalement favoriser la pollution ponctuelle des abords des pistes forestieres.
Valoriser les produits autres que le bois : l’exemple de l’eau Les forets de montagne ne fournissent pas que du bois et sont d’abord reconnues pour les nombreux services qu’elles rendent à la societe. Ainsi, la preservation de la qualite de l’eau douce, un des grands enjeux de ce siecle, est largement assuree par les forets de montagne. En effet, les montagnes interceptent une grande quantite d’eau et sont soumis a une importante pluviometrie. Les sols forestiers y sont generalement peu pollues et constituent d’excellents filtres pour ces eaux de surface qui ruissellent le long des troncs et a travers la canopee. Le sol d’une foret peut retenir jusqu’à 2 millions de litres d’eau par hectare. Cette eau s’ecoule tres lentement vers les nappes phreatiques, ce qui participe à son epuration. Les eaux issues de captage en foret de montagne ne necessitent quasiment pas de traitements. Elles contiennent beaucoup moins de nitrates, de chlorures ou de pesticides que les eaux captees dans des zones agricoles ou urbanisees. Cela s’explique d’abord par la limitation de l’introduction directe de polluants et par une affectation du sol qui perdure dans le temps. Mais le type de gestion des forets de montagne peut avoir une forte influence sur la qualite des eaux (utilisation d’essences autochtones, melange, methode de regeneration).
Les grands types de forets de montagne : Les forets de montagne sont tres heterogenes en raison de la grande diversite des montagnes concernees. Cette grande diversite s’explique par de nombreux facteurs comme le relief, le climat, l’exposition, l’accessibilite mais egalement le niveau d’activite de la filiere bois et la presence d’autres activites economiques. Schematiquement, il est possible de distinguer les forets des montagnes pyreneennes et alpines, les forets de moyennes montagnes (Vosges, Jura, Massif Central) et les forets des montagnes mediterraneennes (Corse, Prealpes du sud).
Une campagne de sensibilisation alpine Mountain Wilderness, France Nature Environnement et CIPRA France lancent une campagne de sensibilisation portant sur les deplacements des touristes dans les Alpes. Dans ce cadre, un rapport, faisant etat de diverses experiences concernant la mobilite durable dans les regions montagneuses françaises, a deja ete publie (Alpes, Jura, Vosges, Pyrenees). Ce rapport dresse un inventaire non exhaustif concernant les supports de sensibilisation choisis par des collectivites locales, des structures para-publiques et des associations, en matiere de mobilite durable : outils de promotion des transports en commun et des modes de deplacements doux, outils d’information sur les impacts des transports sur l’environnement, outils de sensibilisation a la securite routiere...
En outre, FNE participe au projet europeen "Alpine Awareness" (2004-2006) avec des partenaires autrichiens, italiens et allemands. Alpine Awareness est l’occasion de developper des outils de sensibilisation communs a l’ensemble de l’espace alpin sur la mobilite durable et a destination des enfants, des jeunes, des touristes, et des professionnels du tourisme. Ces outils seront disponibles à tous sur le site Internet qui sera prochainement mis en ligne. Plus d’infos :http://www.fne.asso.fr/PA/transports/transports.htm
Neige de culture : quels effets sur l’environnement ? Les derives du système Utilises autrefois pour ameliorer certains passages de pistes ou permettre aux touristes de regagner la station les skis aux pieds, les canons à neige assurent desormais l’enneigement de la plupart des pistes de la mi-décembre à la fin avril. Afin de garantir la mise en place de ces equipements, certaines stations vont même jusqu’a defier les autorites en ne deposant leurs demandes d’autorisation pour les prelevements d’eau qu’une fois les installations en place ! Les impacts sur l’environnement L’approvisionnement en eau L’alimentation des canons a neige necessite de grandes quantites d’eau (2), prelevees dans les ressources superficielles ou souterraines, le reseau d’eau potable ou les retenues d’eau artificielles. En hiver, le debit des rivieres et des torrents de montagne est faible. Si le niveau de l’eau est trop bas, cela peut mettre en peril la survie de la faune et de la flore qui vont se trouver piegees dans la glace. Dans ce cas, les stations privilegient les reserves artificielles, qui stockent l’eau en ete pour la restituer en hiver.
La vegetation Fabriquee avec une eau chargee en nutriments et en matiere organique voire eventuellement en polluants, la neige artificielle peut causer un desequilibre dans la composition du sol et perturber le developpement d’especes vegetales typiques des milieux montagnards. Plus compacte que la neige naturelle, elle fond generalement moins vite. La periode de vegetation est alors raccourcie, ce qui conduit a une baisse de rendement des prairies.
Micro-centrales : vers l’eradication des cours d’eau sauvages en montagne ? En montagne, ruisseaux et torrents peuvent perdre plusieurs dizaines de metres d’altitude, voire davantage, sur chaque kilometre de leur cours. A cet impact sur le TCC, s’ajoutent les effets d’obstacles aux migrations. Certes, des obstacles naturels peuvent, ça et la, limiter les extensions naturelles des territoires piscicoles mais ce cas est loin d’etre la regle puisque, bien souvent, la faible surface naturelle de frayeres rend leur accessibilite indispensable a la perennite d’une population de salmonides. Aujourd’hui, force est de constater que si des solutions techniques au franchissement des obstacles dans le sens de la montaison existent (mais sont rarement realisees et encore plus rarement operationnelles de par la deficience de la conception ou l’entretien), l’avalaison reste sans solution.
Les impacts que nous venons de decrire sont le produit d’un equipement unique. Pour apprehender l’effet d’une nouvelle vague d’equipements micro hydrauliques telle que celle qui est annoncee, il convient de changer d’echelle et de ne pas analyser les impacts de chaque amenagement pris isolement. Au contraire, on doit envisager l’effet de l’equipement simultane des rares cours d’eau de montagne encore indemnes et cela dans un reseau hydrographique deje profondement perturbe par plus d’un siecle d’equipement intensif. Nos predecesseurs avaient tres tot identifie les zones de montagne comme les plus favorables a leurs entreprises.
Aujourd’hui, les cours d’eau de montagne, deja tres "artificialisees", recelent encore quelques rares sections reliques. C’est sur ces vestiges que s’acharnent les promoteurs de micro centrales. En Savoie, le harnachement de la partie amont du Glandon et en Isere, l’equipement de la Sarenne, tous deux pour des puissances voisines de 10 MégaWatts (environ 1000 moulins d’antan !) font les frais de la nouvelle offensive. Dans cette atteinte a un bien collectif, le profit prive trouve un allie inattendu chez des collectivites locales, relativement pauvres et donc particulierement sensibles aux retombees, financieres ou autres (pistes d’alpages, pourcentage sur le CA, etc), agitees de façon "desintéressee" par les promoteurs.
Restera-t-il un cours d’eau offrant un lineaire sauvage de quelque importance dans nos montagnes ? La question est aujourd’hui posee.
Jacques Pulou, Membre du directoire du reseau Eau de France Nature Environnement
Sauvons un bijou du patrimoine cerdan ! La speculation immobiliere est arrivee jusqu’a PEDRA, hameau emblematique de BELLVER de CERDANYA, à 1120 m d’altitude, aux portes du Parc naturel Cadi-Moixero, en Pyrenees catalanes. La pretention des promoteurs est d’implanter 137 habitations, la ou il n’y a qu’une eglise romane classee et quelques fermes traditionnelles. De nombreux sites de la Cerdagne, tant en France qu’en Espagne ont ete sacrifies aux residences secondaires et meme tertiaires au detriment de la protection des sites et des paysages. Les associations de Catalogne sud et nord ont decide de mener une campagne internationale pour sauver PEDRA.
Marc Maillet, pilote de la mission Montagne de France Nature Environnement
Une petition est disponible sur le site [http://www.depana.org/pedra]
Politique de la montagne : ce que les associations proposent.
Entendues, en Juin 2002, dans le cadre de la mission d’information sur la montagne du Senat, France Nature Environnement, la FRAPNA et Mountain Wilderness ont enonce plusieurs propositions a prendre en compte pour l’elaboration d’une gestion durable des zones de montagne.
Les espaces naturels Malgre la creation de quelques sanctuaires proteges (parcs nationaux, reserves naturelles, reserves nationales de faune et de chasse, sites classes, parcs naturels regionaux, reseau Natura 2000, reserves naturelles regionales...), la biodiversite presente dans les milieux montagnards est fragilisee sous l’effet de plusieurs facteurs conjugues : la deprise agricole, les activites touristiques de masse, l’urbanisation des vallees et piemont, l’assechement des zones humides, la pollution de l’eau et de l’air. De plus, l’existence de zones protegees entraine souvent une gestion calamiteuse des zones non protegees. Pour la perennite de cette valeur biologique extraordinaire presente en milieu montagnard les associations preconisent : - la creation de plans gestion des espaces naturels. Ces plans pourraient etre definis par les Comites de massif au niveau de la politique interregionale de massif, par les Commissions des sites au niveau departemental et par un comite de pilotage de massif, qui reste à creer. Ils devront identifier : les zones naturelles a forte valeur patrimoniale, les continuums des grands milieux naturels ainsi que les corridors de deplacement de la faune. Ils permettront ensuite de definir au mieux les outils de preservation (reserve naturelle, Natura 2000...) et pourront etre integres dans les documents d’urbanisme (SCOT, PLU, carte communale...)
L’agriculture Au cœur de l’identite culturelle des populations et facteur d’une forte diversite biologique, l’activite agricole est pourtant en grand danger : manque de competitivité vis-à-vis des territoires de plaine, charge financiere des imperatifs de mise aux normes des batiments, urbanisation generalisee des vallees... Pour la perennite et le developpement de l’agriculture de montagne les associations soutiennent : - une production labellisee de haute qualite a forte valeur ajoutee, par la mise en place de circuits de distribution courts, par la diversification de la production, par des aides massives mais temporaires, par l’identification et la preservation des surfaces agricoles des vallees et des zones de piemont, ainsi que par la revalorisation specifique des Contrats Territoriaux d’Exploitation et des Mesures Agri Environnementales. Pour ce qui concernent l’activite pastorale, nos associations sont favorables : - au retour des bergers et à la cohabitation elevage / grande faune sauvage (lynx, loups, ours). Elles soutiennent l’essentiel des propositions du groupe de travail interministeriel sur le pastoralisme, dans le cadre de la solidarite nationale : - adapter la legislations et les reglements en appui aux associations foncieres et aux groupements pastoraux, - soutenir la formation initiale et continue des bergers/vachers, - favoriser l’acces au CTE pour les structures collectives, gestionnaires d’estives, - rechercher des lieux de concertation entre les differents utilisateurs des espaces pastoraux, - reformer les dotations communales et la taxe sur les espaces naturels sensibles au benefice des communes favorisant les surfaces en herbe et gerant des espaces naturels remarquables.
Le tourisme et les loisirs Activite ayant un fort impact sur l’evolution des milieux naturels et sur l’identite culturelle des zones de montagne, le tourisme est devenu un element majeur de l’economie montagnarde. Le developpement du ski alpin a pese de tout son poids sur l’environnement : destruction directe des milieux naturels, consommation irraisonnee des prairies de fauche, rarefaction de certaines especes animales, pollution massive du milieu aquatique, production de dechets menagers en grande quantité, alteration profonde de la qualite des paysages.... Les commissions UTN, chargees de delivrer les autorisations de creation des Unites Touristiques Nouvelles, ont largement demontre leur incapacite a preserver les milieux naturels face aux enjeux economiques a court terme. S’ajoutent aux consequences d’un developpement sans fin des stations de ski, celles qui decoulent de la production de neige de "culture" : artificialisation plus profonde de l’espace dedie au ski alpin, gaspillage de la ressource en eau, assechement des petits cours d’eau, destruction des zones humides, apparition d’additifs chimiques ou bacteriens. Mais le ski alpin n’est pas la seule activite à peser sur l’environnement. Les Via Ferrata, le ski nordique ainsi que les activites de pleine nature sont a prendre en compte dans la gestion des milieux montagnards. Les associations demandent immediatement un moratoire sur l’extension des domaines skiables qu’elles estiment suffisamment vastes en France. Au regard des decisions prises par les Commissions UTN, les associations demandent que : - la composition de ces commissions qui fait la part belle aux porteurs de projets, soit revue, - les projets d’amenagement soient soumis a la Commission Departementale des Sites Perspectives et Paysages avant passage devant la commission UTN et le cas echeant, aux futurs Comites de pilotage des Massifs. La realisation du projet sera conditionnee par l’obtention d’un avis favorable donne par l’ensemble des commissions. - l’enneigement artificiel proscrive l’adjonction d’additifs et que les ressources en eau soient preservees. Les associations refusent la logique du ski alpin "tout temps" et l’artificialisation meteorologique. - une repartition equilibree des revenus generes par le ski alpin pour aider les communes preservant leurs espaces naturels et leurs paturages.
La foret Bien que loin d’etre en danger sur le plan quantitatif, la foret est menacee sur le plan qualitatif. La preservation des peuplements forestiers proches de l’etat naturel doit etre fortement encouragee par des aides specifiques et la fragilite des terrains de montagne doit etre mieux prise en compte lors des travaux d’exploitation forestiere. Les associations demandent egalement que : - la richesse de la zone biologique existant entre la foret et les espaces ouverts soit davantage consideree.
L’eau Les causes de degradation des milieux aquatiques en zones montagnardes sont multiples : pollution d’origine agricole, pollution domestique, canalisation des cours d’eau, sequelles des extractions de granulat, ouvrages hydro-électriques... Les associations proposent que : - la pollution d’origine agricole soit reduite par des plans d’epandage en vallee et par le developpement de la fertilisation par fumier. - les extensions d’urbanisation soient aussi conditionnees par la mise en conformite des installations d’assainissement des eaux usees. - les impacts des equipements hydroelectriques et autres micro-centrales soient corriges et que l’artificialisation des cours d’eau de montagne soit abandonnee.
Les transports et voies de communication Les associations demandent : - que soit proscrite la creation de voies destinees aux seuls loisirs, tout particulierement la creation de routes panoramiques et de circuits touristiques pour engins motorises, - l’interdiction d’utiliser les chemins de randonnee avec des vehicules a moteur, l’interdiction des deposes et des reprises en helicopteres.
L’Europe et l’Environnement Tel est le titre d’une journee de seminaire qui s’est deroulee le 8 mai . Il s’agit la d’un partenariat entre le Bureau Europeen de l’Environnement, nous-meme et notre federation regionale Ile-de-France Environnement. Cette journee, qui a regroupe des responsables associatifs de la majorite des regions de France metropolitaine, nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement des institutions europeennes, de realiser ce qui changerait dans le domaine de la politique environnementale avec le projet de Traite constitutionnel pour l’Union européenne. Elle a aussi ete l’occasion de presenter succinctement le manifeste environnemental pour les elections europeennes en 2004 co-redige par le "G8 environnemental". Celui-ci regroupe les associations : BirdLife International , Climate Action Network , Bureau Europeen de l’Environnement, Amis de la Terre Europe, Amis de la Nature International, Greenpeace International, Federation Europeenne pour les Transports et Environnement , WWF Europe. Ce document est consultable sur le site de la federation : http://www.fne.asso.fr/PA/europe/doc/G8_IGC_FR.pdf. C’est autour des themes de ce manifeste, qui est un "appel des huit plus importantes organisations environnementales destine aux partis et aux militant(e)s politiques pour qu’ils accordent à l’environnement la priorite qu’il mérite", qu’ont ete organises les echanges avec des deputes europeens actuels qui sont a nouveau candidats. Nous avons ainsi beneficie de temoignages sur leur vecu ainsi que d’un eclairage sur les enjeux, en matiere d’environnement, de la prochaine mandature. Une synthese de la journee est consultable sur notre site internet : http://www.fne.asso.fr/PA/europe/publi/colloque_europe_environnement_actes.pdf
Mme Jose Cambou, Secretaire Nationale de France Nature Environnement
Europeennes : 30 jours pour ecologiser les candidats
Les franciliens ne le savent pas, mais la qualite de leur environnement se decide chaque jour davantage à Bruxelles et à Strasbourg, dans les institutions europeennes. Celles-ci sont compliquees, hermetiques, en constante evolution, mais c’est pourtant la-bas que se prennent les decisions. 80% de la reglementation regissant notre environnement sont inspires par les 140 directives qui ont deja ete votees, a l’unanimite, par les ministres de l’environnement des 15. Demain par les 25. L’Europe s’est d’abord edifiee autour du charbon, de l’acier, du nucleaire (Euratom), du commerce, de la monnaie. Elle est venue tard à l’environnement, mais, maintenant, le train a demarre : ne le manquons pas. Voila pourquoi Ile-de-France Environnement a adhere au Bureau Europeen de l’Environnement, rejoignant ainsi les 144 associations issues de tous les pays d’Europe et faisant du lobbying à Bruxelles. C’est le minimum vital : les societes industrielles et commerciales entretiennent 10.000 lobbyistes aupres des institutions communautaires ! Voila pourquoi Ile-de-France Environnement et France Nature Environnement, notre federation nationale, ont organise, en mai, à Paris, un seminaire de formation sur "l’Europe et l’environnement". Devant 80 responsables associatifs, fonctionnaires francais et europeens, deputes europeens et experts ont demonte les rouages de "l’usine à gaz" communautaire. Conclusion immediate : nous devons tous nous interesser de pres aux elections du 13 juin. L’Ile-de-France enverra une quinzaine de representants au Parlement de Strasbourg. Le tiers des textes emanant de cette assemblee touchent a des questions d’environnement : changement du climat, produits chimiques affectant la sante, preservation des ressources, des milieux et du patrimoine naturel, devenir des dechets, responsabilite des pollueurs, fiscalite environnementale... Voila sur quoi il faut, aujourd’hui meme, informer les candidats franciliens en allant les rencontrer et en leur indiquant clairement nos positions. Puis, par des contacts reguliers (ils reçoivent deja "Liaison" ) nous suivrons leurs votes et leur carriere. C’est notre facon a nous d’ "ecologiser" et de democratiser l’Europe. Apres l’ouverture vers les elus locaux et les entreprises, les associatifs franciliens s’ouvrent à l’Europe. Ils vivent intensement avec leur temps et ils preparent l’avenir de leurs enfants.
Marc Ambroise-Rendu, President d’Ile-de-France Environnement
(1) dont est membre la Ligue de Protection des Oiseaux. (2)au quel appartient le Réseau Action Climat dont est membre FNE. (3) dont est membre FNE. (4) idem. (5) Revue de la Fédération régionale Ile de France Environnement.
source : La Lettre du Hérisson n°212
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Catastrophisme, décroissance et alternative écologiste
La seule vision qu’on donne de l’écologie est celle des catastrophes écologiques qui nous menacent, de l’épuisement de nos ressources et de la crise de l’énergie qui annonceraient la fin du capitalisme en nous forçant à changer de mode de vie. C’est largement une illusion. La rapidité du réchauffement climatique est sans aucun doute dramatique, bien que les conséquences en soient difficiles à déterminer exactement, mais les autres menaces sont souvent surévaluées bien que réelles (la faim dans le monde régresse et l’énergie solaire est abondante). L’épuisement de nos ressources n’est pas pour tout de suite et surtout le capitalisme n’en sera pas profondément affecté, même s’il connaîtra assurément de nouveaux bouleversements. Les destructions écologiques et sociales condamnent le capitalisme à nos yeux mais ce n’est pas suffisant pour le condamner dans les faits. On ne peut compter sur des "contraintes objectives" qui nous dispenseraient d’une action politique résolue ni de la construction d’un système de production alternatif au productivisme du capitalisme salarial. Il ne suffit pas qu’un système s’effondre il faut savoir par quoi le remplacer et reconstruire pierre à pierre un système alternatif, ce qui prend du temps.
Non seulement le capitalisme ne semble pas menacé par les contraintes écologiques mais il prétend les prendre en compte avec ce qu’on appelle le "développement durable" ou même l’éco-économie de Lester Brown. Les partis écologistes sont de plus en plus intégrés à la gestion de cette société de marché fondée sur la croissance. Face à cette escroquerie, une volonté de rupture s’est manifestée récemment avec la promotion de la décroissance par les écologistes radicaux. C’est un mot d’ordre qui a l’avantage de la clarté, s’opposant ouvertement à tous les autres partis qui attendent la croissance comme le messie, et surtout par l’affirmation de son incompatibilité avec le capitalisme dont le productivisme ne peut absolument pas se passer de croissance. Pourtant, la faiblesse de ce slogan tient à ce qu’il n’est guère plus que le miroir inversé de la croissance et ne contient, lui non plus, aucun projet alternatif.
On aurait tort de s’imaginer que la croissance n’est plus possible. Bien sûr la croissance ne peut se poursuivre éternellement mais ses limites relèvent plus de l’économie que de l’écologie, pour l’instant du moins. Comme Schumpeter l’avait déjà souligné, la cause des dépressions, des périodes de "décroissance" de l’économie, de "destructions créatrices", c’est la croissance qui a précédée ! Il y a donc des cycles de l’économie, y compris des cycles longs "d’innovation" qui sont surtout des cycles générationnels (papy boom). Après les "trente glorieuses" puis 30 années de dépression nous sommes au début d’une nouvelle période de croissance, tirée par "les nouvelles technologie" de l’information et par la Chine principalement, bien loin de la fin annoncée du capitalisme. Ce n’est pas sans poser de graves problèmes écologiques mais pas au point de rendre la croissance impossible.
Tout cela ne signifie pas qu’on ne peut rien y faire mais qu’il faut y opposer un véritable projet écologiste et commencer à construire, dès maintenant, une économie alternative relocalisée permettant de sortir du productivisme. L’objectif purement quantitatif de "décroissance" ne suffit pas, comme si on pouvait garder le même système sans le productivisme qui lui donne toute sa dynamique. L’illusion la plus dangereuse serait celle d’une réduction individuelle de notre consommation, ce qu’on appelle la "simplicité volontaire" reprenant la conception individualiste et morale de la société de marché, comme s’il suffisait de se donner bonne conscience alors que c’est l’organisation de la production qu’il faut changer. Nous devons nous organiser collectivement plutôt que d’agir chacun pour soi, de façon éparpillée. La réduction de nos consommations n’a aucun effet sur le productivisme capitaliste, pas plus que les milliards de pauvres bien obligés malgré eux de sous-consommer. Il faut critiquer aussi la prétention de dicter autoritairement ce qui seraient nos véritables besoins sociaux, simple inversion là encore de la création de faux besoins par la publicité.
Prétendre enfin que "décroissance conviviale" et "simplicité volontaire" (ou retour à la nature) nous apporteraient le bonheur relève de la même logique publicitaire. "La poursuite universelle du bonheur et le malheur généralisé dans notre société sont les deux faces d’une même médaille" selon Hannah Arendt, revendication du "travailleur", dont l’autre face est celle du consommateur "car l’animal laborans, et non pas l’homme de métier, ni l’homme d’action, est le seul qui ait jamais demandé à être heureux". Ce sont vérités à peine audibles devant l’évidence de l’intérêt individuel qui nous domine.
Une véritable alternative écologiste ne peut venir d’une résistance individuelle au capitalisme ni d’une simple réduction de son productivisme mais exigera des actions collectives pour instituer de tout autres rapports de production (coopératifs) plus adaptés aux nouvelles forces productives de l’ère de l’information. Au-delà du catastrophisme, de la décroissance quantitative ou de notre rapport à la consommation, l’essentiel est de savoir quelle société nous voulons et comment y parvenir, c’est de s’entendre sur nos finalités collectives de convivialité et de développement humain, définir des objectifs qualitatifs et s’organiser pour les atteindre. Ce n’est pas facile, car si on ne veut pas se laisser-faire par les marchés, on ne peut faire n’importe quoi au nom de n’importe quelle utopie ou du relativisme des opinions, chacun revendiquant sa propre vérité comme si nous ne vivions pas dans un monde commun. La construction d’un projet collectif passe par la compréhension de la réalité objective dans toutes ses dimensions et sa diversité, l’analyse des ressorts du capitalisme triomphant et de ses conséquences écologiques ainsi que la prise en compte des transformations du travail et des réelles potentialités de l’ère de l’information, de la formation, des savoirs, de la production de soi, du "capital humain", de l’immatériel, de la reproduction, de la communication, de la coopération, des réseaux, etc. On peut espérer un meilleur respect des équilibres écologiques par la réorientation de l’économie vers l’immatériel et les services, qui doit se combiner à une relocalisation de l’économie, insérée dans son milieu, municipalisée, favorisant la coopération des activités autonomes et permettant d’échapper au salariat capitaliste avec un revenu garanti que le salariat ne garantit plus. Ce sont les conditions d’une sortie effective du productivisme dont l’insécurité sociale et la dépendance salariale sont l’autre face. C’est ce que j’appelle l’écologie révolutionnaire, qui prend la question écologique à sa racine, dans la production, à l’opposée des stratégies réformistes de limitation des dégâts, mais c’est une révolution qui prend du temps et ne se réduit pas à une simple "prise de pouvoir".
Pas besoin d’attendre le grand soir. Cette politique de développement humain et de dynamisation des services de proximité peut se faire dès à présent grâce à des coopératives municipales ou des Systèmes d’Echanges Locaux (SEL) avec des monnaies locales. La relocalisation de l’économie, ici et maintenant, ne dépend pas d’une décision globale qui viendrait d’ailleurs mais de la reconstitution d’une communauté politique locale et d’une "démocratie de face à face", de notre organisation et de notre action. Rien ne se fera sans nous. Ce n’est pas la fin du monde ni de l’histoire, comme on voudrait nous le faire croire, nous en sommes aux commencements.
source : [http://perso.wanadoo.fr/marxiens/politic/decroiss.htm]
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L’arbre
Les arbres occupent une place à part dans le monde végétal. Indispensables à la vie sur Terre, l’homme les a de tous temps utilisés, et la société humaine ne serait pas ce qu’elle est, sans les arbres.
L’étude des arbres a progressivement donné naissance à un langage et à une classification, comme nous allons le voir. De plus, comme tous les êtres vivants, l’arbre se reproduit et adapte son rythme de vie au milieu dans lequel il se développe ; mais avant tout, être un " arbre " cela se mérite. Qualités requises pour revendiquer son appartenance à la grande famille des arbres Pour être reconnu comme un arbre, il faut être un végétal possédant des racines surmontées d’une tige unique, avec des ramifications au sommet, l’ensemble devant mesurer au moins 7 mètres de haut. En dessous de cette cote point de salut, la sanction tombe, il n’est plus question d’arbre, mais d’arbuste (7 mètres maxi) comme le néflier ou le magnolia ou pire encore d’arbrisseau (4 mètres maxi) tel que le lilas, le laurier.
Morphologie et terminologie La silhouette d’un arbre dépend de son espèce et des conditions de vie. Pour simplifier la silhouette des feuillus (arbres portant des feuilles) correspond à une boule ou à un oeuf, alors que celle des resineux est généralement en forme de cône. Ces formes ne sont visibles que pour des arbres isolés et non taillés qui se développent sans contrainte.
L’arbre est constitué de plusieurs parties : • le houppier est constitué d’un enchevêtrement de branches dites maîtresses, lorsqu’elles constituent l’ossature de la cime de l’arbre (elles partent du tronc), ou secondaire, si elles supportent les rameaux. Sur les rameaux se trouvent suivant la saison des bourgeons, des fleurs, des feuilles (ou des aiguilles) et des fruits. En forêt, ou la recherche de lumière est importante, le tronc est dénudé (sans branches) et le houppier est alors situé dans la partie supérieure de l’arbre.
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• SANTE • Le tronc est la partie cylindrique située entre le sol et la naissance des branches principales. Chaque branche est constituée comme un petit tronc.
• Le système radiculaire (les racines) montre une certaine ressemblance par sa disposition avec les branches. En effet les racines principales qui partent du tronc, se ramifient en s’amincissant jusqu’à devenir des radicelles (racines très fines également appelées chevelus) garnies d’espèces de poils. • Le collet constitue le point ou la partie aérienne rejoint la partie souterraine de l’arbre.
Son fonctionnement Pour vivre et pousser, un arbre, comme tout être vivant, a ses propres besoins. Comme tout le monde il doit s’alimenter, respirer, transpirer, grandir, se reproduire, ... Ces activités ne se déroulent pas toutes sur l’ensemble de l’année. En effet, seule la respiration se moque des saisons, et a lieu tout au long de l’année, les autres fonctions ne sont actives que du printemps à l’automne. Bref en hiver, l’arbre un peu comme certains animaux, entre dans une phase de repos, ce qui lui permet de se protéger du froid, et plus particulièrement du gel. Ainsi, les feuillus perdent leurs feuilles afin d’offrir moins de prise au froid et au vent, alors que les résineux n’ont pas besoin de cette étape, car la résine qu’ils contiennent les protège du gel, et leur permet de continuer à assurer (au ralenti) la fonction alimentaire indispensable à leurs aiguilles. Avant l’hiver, l’arbre s’est préparé pour le printemps suivant, en emmagasinant de l’énergie dans ses racines, et en se parant de bourgeons, prêt à éclore sous leurs chauds manteaux d’écailles. Une feuille de bouleau (ci-dessus), des aiguilles de sapin (en haut à droite), et des écailles de thuya (ci-contre). Feuilles, aiguilles, écailles, c’est la même chose, elles permettent toutes la photosynthèse et leurs stomates sont sur la face inférieure.
Respirer Comme nous, l’arbre respire en absorbant l’oxygène pour rejeter du gaz carbonique.
Mais par où respire t-il ? Très bonne question, sa respiration s’effectue principalement par ses racines (à partir des lenticelles) ses feuilles (par les stomates) et dans une moindre mesure, par son tronc et ses branches qui possèdent, comme les racines, des lenticelles. L’intensité de sa respiration et donc de sa consommation d’oxygène, dépend de son âge, elle est maximale au début de sa vie, en période de croissance (au printemps) puis elle ralentit au fur et à mesure que son âge augmente.
S’alimenter Mais au fait, que consomme t-il ? • de l’eau • de l’azote sous forme de nitrates • du carbone à partir du gaz carbonique • divers minéraux (phosphore, calcium, magnésium, fer, etc...) L’arbre absorbe ces différents éléments de diverses manières : • par les extrémités de ses racines (les radicelles), l’eau, l’azote et les autres minéraux sont captés et diffusés dans toutes ses parties. C’est la sève dite brute (sève ascendante) qui en passant par de minuscules canalisations situées dans l’aubier (comme le sang pour nos veines) va irriguer toutes les parties de l’arbre. Ainsi, pour de nombreuses variétés d’arbres, c’est plus de 200 litres d’eau par jour, qui s’élèvent à plusieurs mètres du sol. • par photosynthèse, le mot est compliqué mais il désigne une fonction indispensable à tous les êtres vivants.
Principe de la photosynthèse La photosynthèse est une fonction assurée par les arbres dès l’apparition des feuilles et quand la température est supérieure à 4°C, elle est donc assumée toute l’année par les arbres à aiguilles, mais néanmoins au ralenti en hiver. Plus précisément, lorsque la chlorophylle contenue dans les feuilles est exposée à la lumière solaire en présence de gaz carbonique (assimilé par les feuilles grâce à leurs stomates) et d’eau amenée par la seve brute, elle recombine tous ces éléments afin de fabriquer du sucre. Cette métamorphose ne se fait pas sans déchet, mais ces rejets nous sont très précieux, on peut même dire indispensable, en effet il s’agit d’oxygène. Le sucre fabriqué va enrichir la sève et la transformer en sève élaborée (sève descendante) qui va circuler partout dans l’arbre et lui fournir entre autre des protéines. Les canalisations empruntées par la sève élaborée se situent dans le liber.
Transpirer La transpiration permet de véhiculer l’eau par la sève brute, des racines, jusqu’aux parties les plus élevées de l’arbre. 90% de l’eau extraite du sol s’évapore par les stomates, en laissant sur place divers minéraux nécessaire pour le développement de l’arbre. Cette évaporation massive crée une dépression dans les canalisations qui véhiculent la sève, créant ainsi un effet de succion dans les racines.
Grandir Chaque année l’arbre se développe en longueur et en diamètre principalement au cours du printemps. Le développement en longueur est assuré aux extrémités par les bourgeons qui après éclosion peuvent faire s’allonger les branches de 10 à 15 cm en quelques jours. Pour les racines l’opération est parfois plus difficile, mais heureusement, elles ont une botte secrète : elles peuvent sécréter des acides qui leur permettent de dissoudre le calcaire. Compter les cercles de croissance, est la seule possibilité de déterminer exactement l’âge d’un arbre. Suivant l’épaisseur du cercle, on apprend si les conditions de développement étaient bonnes (cercle large) ou mauvaise (cercle fin). Les conditions sont bonnes lorqu’il n’est pas malade, qu’il a assez de place, de l’eau pour ses racines et du soleil pour ses feuilles. Pour le développement en diamètre, pas de bourgeons, mais une pellicule très fine, poisseuse située entre l’écorce et l’aubier ; c’est le cambium ou assise cambiale. Dès que cette couche est approvisionnée en sève elle se met à fabriquer du bois (aubier et liber). Durant le printemps le bois fabriqué est très aéré avec ses gros vaisseaux pour faire circuler les importantes quantité de sève brute ( le bois, mais au fil des jours les quantités d’eau présentent dans le sol s’amenuisent et diminue ainsi le trafic de sève brute, aussi le bois fabriqué devient plus compact et sombre. Ce mode d’expansion explique les cercles concentriques de couleurs clairs puis foncés, qui se renouvelle chaque année, offrant ainsi la possibilité de chiffrer l’âge d’un arbre coupé on comptant les cercles clairs ou foncés. Le liber se renouvelle en 1 ou 2 ans, poussé vers l’extérieur par l’expansion de l’aubier, il se dessèche, parfois se fissure, et renouvelle l’écorce.
Se reproduire Les arbres y consacrent beaucoup de temps et d’énergie. Deux types de reproduction existent, la végétative ou la sexuée. Suivant le mode de reproduction adopté, on obtient un individu ayant ses propres gênes (mélange des gênes des parents) ou des gênes identiques à son unique parent. La reproduction sexuée : Elle fera l’objet d’un futur dossier, car elle revêt de multiples formes et la résumer en quelques lignes est impossible, néanmoins pour patienter, voici son principe : Elle s’effectue généralement par l’intermédiaire d’une fleur mâle et d’une autre femelle. La fleur femelle après fécondation va donner naissance à un fruit porteur de graines. Ces graines après dissémination pourront donner naissance à un nouvel arbre. La reproduction végétative : Dans la nature elle ne concerne que quelques espèces, mais l’homme a réussi au fil des siècles, à reproduire presque toutes les variétés ainsi. Plusieurs types de reproduction végétative existent : • Les cépées sont des rejets de souches (partie du tronc de l’arbre qui reste en terre après la coupe) que peuvent former quelques espèces d’arbres (le platane, l’érable, le charme, le houx, le frêne, le tilleul, ....). Dans les forêts exploitées pour founir du bois de chauffage, on rencontre fréquemment des cépées (photo ci-contre). • Les drageons sont des rejets de racines peu profondes. Ils poussent particulièrement vite car ils profitent du système radiculaire d’un arbre adulte. On peut reconnaître un drageon aux feuilles disproportionnées qu’il porte (en fait des feuilles d’arbre adulte). Des arbres comme le robinier (ou faux-acacia) le peuplier, le hêtre, le merisier drageonnent. • les marcottes comme les cépées sont généralement dues à une intervention humaine ou animale. Pour qu’il y ait reproduction par marcottage, une des branches de l’arbre doit être enterrée, ainsi elle va produire des racines, être suralimentée et donner naissance à un nouvel arbre. Les espèces suivantes se reproduisent parfois de cette manière : le houx, l’épicéa, le sapin, etc. (voir illustration ci-contre).
Ses ennemis N’importe quel arbre aussi fort et puissant soit-il, peut disparaître. On peut regrouper ses agresseurs en 2 catégories :
Les causes naturelles :
Les phénomènes météorologiques :
le vent fort qui brise les branches ou couche les arbres à terre
la neige qui par son accumulation et donc son poids, fait plier les branches et parfois les casse
- les périodes de gelée printanière provoque la mort des fleurs, le gel des bourgeons en train d’ouvrir, et des fissures dans le bois
la foudre par sa puissance est capable d’éventrer un arbre instantanément
Les animaux :
les rongeurs mangent les jeunes pousses et rongent l’écorce
les insectes comme les termites creusent des galeries sous l’écorce et dans le bois
Autres facteurs :
le gui qui se nourrit de la sève brute des arbres
les maladies, comme nous l’arbre peut être malade et même en mourir
la concurrence entre diverses espèces, comme le bouleau qui après avoir permis le développement de certaines espèces, se trouve à l’étroit et fini par disparaître.
Les causes humaines :
les incendies : chaque année des centaines de milliers d’hectares de forêt partent en fumée (généralement à cause d’une imprudence ou d’un acte malveillant
- la pollution comme les pluies acides dégradent des nombreuses forêts de par le monde
- les bûcherons, mais néanmoins lorsque l’exploitation de la forêt est menée en respectant quelques règles simples, ils concourent à entretenir la forêt et à permettre la croissance des plus beaux arbres et une régénération en grande partie naturelle.
source : univers-nature [http://www.univers-nature.com/dossiers/arbre_fonctionnement.html]
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l’AFPAN : expositions de photographie de nature, et d’animaux ouverte aux photographes professionnels et amateurs.
L’une des finalites clairement etablie dans les statuts de l’association l’AFPAN l’Or Vert est de promouvoir le developpement local. En permettant aux associations regionales de communiquer sur leurs actions lors du Festival international de la Photo Animaliere et de Nature, l’AFPAN soutient les initiatives locales respectueuses de la conservation a long terme de la faune, de la flore et des paysages. De nombreuses animations sont offertes pendant le Festival.
L’espace dedie au forum des associations rassemble egalement des etablissements publics et des syndicats mixtes occupant dans le champ de l’environnement une place majeure et mobilisant regulierement l’outil photographique pour leurs archives ou leurs actions techniques et pedagogiques.
source : festiphoto [http://www.festiphoto-montier.org/]