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Damien Saez
Damien Saez
archives 1995-1999
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voici les techniques que laure maud emploie pour realiser ses photographies : format 24x36 and moyen format, le plupart des photographies ont été realisees en lumiere naturelle mais aussi parfois en studio ou avec un apport de lumière artificielle. c’est un mélange de photo couleur et de noir et blanc, elle realise ses photographies sur support film, c’est-a-dire argentique, mais aussi sur support numerique, c’est-a-dire digital.
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voici ici les sites officiels des artistes qu’elle a photographies :
la musique de saez s’adresse plutôt à un public jeune, concerné non seulement par ses chansons engagees, mais aussi par ses simples chansons parlant de l’amour, en quelque sorte de la vie de tous les jours... c’est en fait un artiste complet. a la base plutot chanteur de rock (« jeune et con » sur "jours etranges", la chanson qui l’a revele au grand public, « sauver cette etoile »...), il manie aussi bien les beats techno (« sexe »), les chansons douces et poetiques (« petit prince » sur "jours etranges ou « so gorgeous » et « j’veux qu’on baise sur ma tombe » sur "god blesse"), les musiques de film (femme fatale en 2002), les solos de piano (« theme I » et « theme II » sur god blesse)... egalement poete (son premier recueil, "a ton nom", est paru en decembre 2001), il a deja conquis un public assez nombreux (son album "jours etranges" est certifie double disque d’or, ce qui veut dire que les ventes totales actuelles sont superieures), et le nombre de ses fans ne fait que s’accroitre. la popularite de saez donne toutefois lieu à certaines critiques (saez comme "produit" de l’industrie du disque et "faux" provocateur). De plus, d’un temperament assez difficile a gerer, ses musiciens l’abandonnent souvent en cours de projet ou de tournee, c’est pour cette raison qu’il a quitte Universal et entamme en 2005 une tournee intitulee "damien saez : piano & voix" où il se produit seul, accompagne de 3 guitares et d’un piano.
source : wikipedia
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calogero debute une nouvelle carriere, cette fois-ci solo, apres avoir ete pendant une dizaine d’annees, le chanteur des charts, un des groupes-phares de la scene pop française. calogero est ne a grenoble en 1971. a l’age de six ans, il apprend a jouer de la flute avec son frere et ne cessera d’etre attire par la musique (guitare, piano). a 15 ans, il monte son premier groupe, avec francis et l’un de ses deux freres ; gioacchino. il apprend la guitare basse et devient chanteur des Charts. En 88, le trio monte à Paris et rencontre philippe gaillard qui ecrit les textes et produit le jeune groupe. de 89 a 97, les charts sortent cinq albums, font de nombreuses tournees a travers la france. apres l’aventure charts, calogero prend le chemin de la carriere solo avec un tout premier album "au milieu des autres". cet album est ne d’une rencontre avec pascal obispo en 92, alors que Calogero lui prete sa voix pour des choeurs. obispo pour la premiere fois, accepte de realiser les chansons alors qu’il ne les a pas écrites. cet album est sorti en mai 2000. Une derniere indication, la quasi totalite des textes sont ecrits par des femmes avec en tete zazie, alana filippi ou clemence lhomme. au printemps 2002, calogero, nouvel opus de calogero arrive dans les bacs. 2 ans plus tard, aureole de la victoire de la musique 2004 dans la categorie "meilleur artiste masculin", calogero sort l’album 3. parallelement a sa tournee, le chanteur sort son premier disque live, en aout 2005. sur celui-ci, enregistre lors d’un concert en belgique, on retrouve les moments forts de ses prestations sur scene et notamment deux duos exclusifs avec la grande sophie et raphael.
source : mcm net
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la grande sophie site officiel
la grande sophie toujours rock ! nouvel album
la grande sophie chante « la suite », quatrième album d’une des egeries de la nouvelle vague chantante. un album nettement plus percutant conçu avec l’aide d’uminski et qui reflete parfaitement le parcours rock’n’roll de cette grande marseillaise depuis plus de dix ans. parcours que retracent ceux qui l’ont cotoyee depuis le debut.
souvent dans les grandes aventures musicales, il y a un lieu, un repaire. le bar de la liberte, rue du faubourg st antoine pour sanseverino, les tetes raides et la grande sophie. C’est la que debuta le parcours atypique, chaotique parfois, de cette derniere alors que son nouvel album est attendu avec impatience par les fans de la grande brune a la guitare rock.
il y a une dizaine d’annees cette marseillaise debarquait a paris pour se frotter aux cafes parisiens ou elle reprenait les tubes du moment et quelques standards rocks adaptes à sa sauce phoceenne. c’etait le debut de ce qu’elle appellera sa kitchen miousic. musique cuisinee dans les fourneaux de son studio. un bricolage musical fait de pop, de folk et de rock qui seduit rapidement le microcosme d’une chanson underground qui n’était pas encore "nouvelle vague". musique goutee par tout une bande de jeunes musiciens de l’epoque ; clarika, louise attaque, les tetes raides qui se produisent et la croisent dans l’atmosphere enfumee de la liberte.
determination : "je me souviens assez bien quand je l’ai vue seule a la guitare avec sa grosse-caisse couverte de moumoute" dit manue, l’une des confidentes de sophie, ex-membre de life live, le tourneur et producteur de sophie. "en fait, la premiere fois qu’on s’est vraiment rencontrees, c’etait un soir au bureau de l’association, au-dessus du bar pour plier des mailings pour un concert de yann et les abeilles. on avait besoin de petites mains et sophie etait venue nous filer un coup de pouce. elle est comme ça : genereuse, volontaire". alors que tous sont dans l’effervescence du nouveau disque « la suite » qui sort ces jours-ci, max amphoux son editeur confirme : "j’ai toujours vu en elle quelqu’un d’extremement determine. Entetee parfois, mais suffisamment fine pour revenir sur ses decisions".
c’est ainsi qu’en belgique puis au studio plus XXX, ou s’est déroule le mixage du nouvel album nettement plus rock que les precedents, l’ambiance fut studieuse, rigolarde et parfois tendue. "oh, trois fois rien ! precise philippe uminski, le realisateur de ce nouvel opus. "une fois sophie voulait une ligne de basse sur un titre et je lui ai explique que la meme ligne, mais a la guitare collerait mieux. on a essaye, compare et puis elle a cede".
clarika, sa copine chanteuse confirme. "elle est flippee. on ne dirait pas a la voir toujours si gaie. mais a cote de cela sa determination est bluffante. a ses debuts, d’autres se seraient decourages de jouer dans des bars avec trois pelos bourres qui lui tournent le dos au comptoir. mais elle a une vraie force en elle qui l’a toujours fait avancer". la fin des vaches maigres, sophie a commence a la voir arriver en rencontrant julien bassouls le fondateur de life live. "ce sont les maximum kouette qui m’ont permis de la rencontrer. elle faisait leur premiere partie dans un concert de soutien pour les occupants d’un squat. J’ai rapidement etait seduit par sa personnalite, son cote battante. elle a beaucoup de courage face a une pression infernale. bien sûr, on etait tous les deux ravis lorsqu’elle a eu la victoire de la revelation scenique en 2004, mais on sait tres bien que rien n’est gagne".
des aspirations rock : pour « la suite », on a fait des maquettes avant la finalisation des prises de sons. et bien, il y a des voix sur maquette qu’on aurait aussi bien pu exploiter pour le disque. pas d’overdub (système permettant de corriger les voix fausses ) avec elle, c’etait un vrai plaisir. t’as vraiment l’impression de bosser avec une artiste. mine de rien, ce n’est pas si frequent". le resultat de « la suite » n’en est que plus probant. univers particulier d’une chanteuse qui a reussi la parfaite synthese entre ses albums precedents et ses aspirations rock. "j’ai choisi uminski pour cela. pour son energie. pour cet aspect plus brut. je trouve que cet album rassemble mes trois disques precedents ou l’on retrouve ce qui me caracterise. des melodies et des chansons qui doivent tenir debout seules, juste avec une guitare et une voix". preuve que depuis ses debuts en solo, la grande sophie sait ou elle va. la grande sophie « la suite » (AZ/universal) 2005 en tournee a partir de janvier 2006
source : rfi musique
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Christophe Mali
Quand on parle de l’émergence du reggae français à la fin des années 90, on évoque évidemment le groupe Tryo. Il développe un style bien à part entre chanson française et rythmiques jamaïcaines, ce qui rend cette formation assez singulière. Après avoir commencé à trois comme le nom du groupe le laisse deviner, Tryo est rapidement devenu un quatuor dès que les trois guitaristes, Guizmo, Manu Eveno, Christophe Mali, ont été rejoints par le percussionniste Daniel Bravo. La MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de Fresnes, ville de banlieue parisienne, a servi de point de départ à plus d’un titre dans leur histoire. C’est en effet à cet endroit que Manu et Guizmo se sont retrouvés à partir de 1992 avec M’Panada, une formation de fusion dont ils étaient tous deux membres. Mali, autre habitué des lieux, finit par les rencontrer et les fait participer en 1994 à la comédie musicale qu’il a écrite. L’année suivante, ils partent ensemble en vacances dans les Pyrénées avec un groupe d’une quinzaine de personnes. Dans l’ambiance des veillées autour des feux de bois, ils grattent leurs guitares et mêlent leurs voix sur des morceaux de Guizmo ou Mali. L’alchimie paraît aussitôt évidente aux yeux du reste de la bande qui les encourage à aller plus loin, à la grande surprise des trois intéressés qui n’avaient jamais encore pensé s’associer. Dès la rentrée, la MJC leur propose d’assurer une première partie de concert, ce qui les amène à faire connaissance de Bibou, devenu depuis leur ingénieur du son et leur manager.
Tryo à quatre Car dès cette première prestation, il semble évident que la formule a un réel potentiel d’après la réaction du public. En 1996, après quelques dates dans de petites salles de la région parisienne, ils se focalisent sur la Bretagne, un territoire qui continue d’échapper à la logique commerciale en terme de musique et accouche régulièrement d’artistes "révélations". Au cours des six derniers mois de l’année, Tryo élargit son champ d’action et part à la conquête de la Vendée, puis de la Bourgogne. Entre temps, Daniel, qui avait joué dans une pièce de théâtre avec Mali, a intégré la formation avec ses percussions. La cassette qu’ils avaient enregistrée peu de temps après leurs débuts, n’est plus suffisante pour satisfaire la demande. Destinée à trouver des concerts, elle s’est écoulée à 1500 exemplaires. Fin 1997, le groupe produit dans l’urgence son album "Mamagubida" avec un studio quatre pistes et des prises live de concerts à la MJC de Fresnes et en Bretagne, dans le bar du frère de Guizmo. Les conditions ne sont pas idéales pour aboutir à un résultat parfait, mais Tryo revendique ses approximations et ce côté artisanal, préférant exposer sa musique telle qu’elle se vit et non comme un produit. Les musiciens préfèrent insister sur la chaleur et la dimension humaine de leur disque. Ils essaient de faire des chansons qui "se sifflent sous la douche" et pour enfoncer un peu plus le clou de l’authenticité, ils n’hésitent pas à dire que, à quelques exceptions près, les choeurs, les harmonies et les structures des morceaux naissent sur scène. Cet aspect naturel, dénué du superflu, est l’essence même de leur style emprunté autant au patrimoine du reggae jamaïcain qu’à celui de la chanson française. Puisqu’ils ont horreur des étiquettes, ils ont préféré s’en coller une avec l’expression "reggae akoustik" car leur musique est basée sur le chant, les guitares et les percussions. Aucun instrument électrique, et donc pas de basse qui constitue pourtant l’un des éléments déterminants du reggae. Ils innovent, se démarquent, utilisent le canevas créé par les Jamaïcains pour poser par-dessus leurs références françaises. Dans leurs influences, ils citent Renaud, Higelin, Thiéfaine, Brel, Brassens... Tryo s’inscrit dans la tradition des chansons à textes, engagées, avec un message qui mélange Marley, Desproges et Coluche. L’esprit est contestataire, les paroles sont pétillantes. Le cocktail fait recette dès la sortie de "Mamagubida" en 1998.
Gros succès Pendant plusieurs mois, le groupe distribue lui-même son disque et doit en refaire fabriquer régulièrement. Le phénomène prend des proportions qui incitent les maisons de disques à se pencher enfin sur le cas Tryo. Méfiants, Manu, Mali, Guizmo et Daniel veulent garder leur liberté pour ne pas se trouver pris en flagrant délit de contradiction en acceptant ce qu’ils rejettent dans leurs chansons. Eux qui fustigent sans distinction ni modération les politiciens dans "Regardez-les" ont pourtant été récompensés par le maire de Paris Jean Tibéri qui leur remet en 1998 le Grand Prix de la ville de Paris dans la catégorie "chanson française". Au moment où "Mamagubida" ressort chez Sony, il s’en est déjà vendu à 15.000 exemplaires. Cinq mois plus tard, en mai 1999, il approche les 80.000, puis les 130.000 à la fin de l’année. Il continue depuis son ascension et se situe en été 2001 au delà de la barre des 400.000. Le succès s’est fait en dehors du circuit médiatique, essentiellement par le bouche-à-oreille, soutenu par une longue tournée. Au cours des sept premiers mois de 1999, le groupe a fait 90 concerts dont le festival reggae de Bercy, les Francofolies de La Rochelle, les Vieilles Charrues, le Paléo Festival de Nyon en Suisse et quelques crochets en Belgique et au Canada. Sur scène, s’ils sont assis sur des tabourets, les quatre musiciens ont su recréer un décor en accord avec leurs valeurs en s’entourant d’une soixantaine de plantes vertes qu’ils ont apportées partout avec eux (avec un jardinier !).
Deuxième round L’année 2000 est en partie consacrée à la préparation du second album "Faut qu’ils s’activent" sorti au mois d’octobre. Il conserve en partie l’ambiance live avec quatre chansons extraites de concerts donnés à Millau et à Lille, mais les dix autres morceaux ont été faits en studio, une expérience marquante pour ce groupe qui n’a encore jamais travaillé sa musique dans un tel environnement, avec de nouvelles idées rapportées de voyages. L’album se vendra à 300.000 exemplaires. Entre l’enregistrement et le mixage, le groupe effectue une mini-tournée, du Soudan à l’île de la Réunion, en passant par l’Olympia et par Bruxelles. Au printemps 2001, Tryo repart sur les routes avec une équipe de 36 personnes pour un spectacle peu ordinaire intitulé "Reggae à coup d’cirque". Né d’une rencontre coup de foudre deux ans plus tôt avec la troupe des Arrosés, ce projet associe cirque de rue et musique. Il est présenté dans les parcs des expositions et les Zéniths d’une vingtaine de grandes villes.
Grain de sable Tryo s’installe tranquillement dans le paysage musical français. En juin 2003, le groupe sort un nouvel album "Grain de sable", fruit de son inspiration, de ses voyages et de ses réflexions sur les évènements internationaux. Le premier titre de l’album s’intitule d’ailleurs "G8" et dénonce l’ordre mondial. Cultivant toujours son sens critique, il s’en prend aussi aux médias avec "Sortez-les". A l’occasion de l’enregistrement de ce disque et pour la première fois, les membres du groupe ont pris des cours de chant et ont recruté un réalisateur, professionnalisant ainsi leur activité. Dès le 31 mai, Tryo repart sur les routes de France pour une grande tournée qui passe par Paris (La Cigale) les 10-11-12 juin. Un millions d’albums vendus, des milliers de concerts : Tryo s’est définitivement installé sur « la nouvelle scène française ». Sa notoriété s’étend maintenant à la Belgique, à la Suisse, au Canada, où le groupe tourne en 2004. Sur scène le 9 juillet 2004 au Festival d’été de Québec, Tryo reçoit le prix ’Miroir Coup de cour’ du festival parce que, selon le jury, « ils ont su soulever la foule d’un Pigeonnier [la salle de spectacle], qui ne s’en est pas encore remis, avec un spectacle ludique où chansons, mise en scène et esprit de communauté sont porteurs de messages engagés ». Le groupe met en effet à profit cette notoriété pour, par exemple, dire quelques mots sur la cause des intermittents du spectacle lors des Francofolies de La Rochelle le 14 juillet. Un militantisme doux qui n’efface pas la musique, toujours festive.
source : rfi musique
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NTM
La tendance dure du rap français. Issu d’une cité de la banlieue parisienne, NTM reflète le mal de vivre des jeunes qui y vivent, donnant aussi un aperçu de leur quotidien gris et sans avenir. Des textes violents et parfois provocateurs leur valent la reconnaissance de leurs fans mais parfois certains démêlés avec la justice.
Ce groupe de rap français est au départ constitué de Bruno Lopes, alias Kool Shen, de Didier Morville, alias Joey Starr et de DJ’S. Les deux premiers sont nés en 68, le dernier est leur aîné de deux ans. Ils grandissent à Saint-Denis, dans les grands ensembles de cette banlieue défavorisée. Kool Shen et Joey Starr vont à l’école ensemble. Passionnés par la culture hip hop directement importée des Etats-Unis, Kool Shen et Joey Starr font la découverte du smurf, danse de rue que pratiquent certains américains dès 83, sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, sur une musique proche de Sugarhill Gang, pionnier du rap d’outre-Atlantique. Impressionnés par cette forme de danse, ils commencent eux-mêmes à smurfer, une nouvelle façon de tuer l’ennui de la banlieue. En 84, une émission française de télévision lance le phénomène : "Hip Hop" animée par Sidney sert de véritable tremplin. Les deux amis montent un groupe, Actuel Force et remporte un grand nombre de concours de breakdance en France. Ils tournent ensuite en Europe. Ils se mettent aussi aux graffitis, autre forme d’expression de la rue. Le rap d’expression française fait alors son apparition. Ses adeptes sont assez septiques car ils ont du mal à imaginer que l’on puisse véritablement adapter le rap dans une autre langue que l’anglais. Les premiers textes de Kool Shen et de Joey Starr sont écrits en 89, lancés comme des défis. Ils sont alors invités à venir rapper en direct sur une radio FM parisienne. Ils sont accompagnés d’un DJ, DJ’S. Ils participent quelques mois plus tard à la Coupe de Paris des DJ’s puis font la première partie d’un groupe français, la Souris Déglinguée à l’Olympia.
Des textes violents et noirs Représentant la tendance dure (hardcore) du rap français, NTM ("Nique Ta Mère", invective en cours dans les banlieues et que la maison de disques voudra quelque peu aseptiser en ajoutant "Suprême" devant l’abrégé) insuffle un esprit de révolte face aux injustices sociales et politiques. Leurs textes violents et noirs sont à l’image du désespoir et de l’avenir compromis des jeunes des cités. Le rap pour NTM est un moyen de s’exprimer "haut et clair" comme ils le disent eux-mêmes. En fait, ils ne font que parler de la réalité, telle qu’ils la connaissent, avec leur propre langage. En 90, ils enregistrent leur premier titre "Je rappe" pour la compilation "Rapatittude" chez Label Noir. Ils partent ensuite en tournée en province avec tous les autres artistes ayant participé à la compilation. A ce moment-là, ils signent avec une multinationale du disque, Sony, et sa filiale, Epic. Un premier maxi de quatre titres "Le monde de demain" sort en 90, coïncidant avec les affrontements entre jeunes et policiers dans la banlieue lyonnaise à Vaux-en-Velin et aussi avec les manifestations estudiantines à Paris. Plus de 50.000 exemplaires du maxi sont vendus.
Authentik En mars 91, débute la tournée qui préfigure la sortie en juin du premier album de NTM "Authentik". En juillet, ils se produisent à New York, au Palladium en compagnie de Son of Barzek, à l’occasion du "New Music Seminar". Deux simples sortent cette année-là, "Authentik" et "Soul Soul" tous deux remixés par Kirk Yano. Le 24 janvier 92, ils clôturent leur tournée par un passage au Zénith à Paris devant une foule déchaînée. L’album s’est vendu à 70.000 exemplaires et un maxi inédit "Boogie man", avec deux inédits live enregistrés au Zénith sort à ce moment-là.
Boycottés L’année suivante voit la publication du nouvel opus des rappeurs de Saint-Denis. "1993. j’appuie sur la gachette". Un titre choc attire particulièrement l’attention : "Police". NTM accuse ici les forces de l’ordre d’abuser de leurs pouvoirs, dans des termes violents. Une enquête judiciaire est ouverte à leur encontre, qui n’aura pas de suite. Pourtant, les radios en profitent pour les boycotter et ne plus passer leurs titres sur les ondes. En mars, sort pourtant le simple "J’appuie sur la gachette", l’histoire d’un suicide. En mars 94, les NTM se produisent pour quatre soirs dont un au Palais des Sports à Paris. En effet, les organisateurs de concerts ne sont pas rassurés quand il s’agit de rap, et ne veulent pas prendre de risque. En juin, ils entrent en studio à New York puis à Paris pour la préparation de leur nouvel album. Le 10 février 95 sort le premier simple "Tout n’est pas si facile" extrait de "Paris sous les bombes" qui lui, sort en mars. DJ’S a quitté le groupe et se trouve remplacé par DJ Clyde. Les revendications égalitaires sont toujours aussi présentes et ces faiseurs de rimes urbaines sont toujours aussi subversifs. La production est mieux assurée et le niveau musical, plus élevé. "Tout n’est pas si facile", un titre nostalgique qui raconte les premières années du mouvement hip hop devient le premier tube, suivi par "la Fièvre" qui est programmé sur toutes les radios. Belle revanche pour ceux qui, il n’y a pas si longtemps, étaient boycottés par les médias. Ils vendront en fait, plus de 250.000 exemplaires de l’album. Ils enchaînent ensuite sur une tournée française qui les mènent du Festival du Printemps de Bourges en avril, aux Francofolies de la Rochelle en juillet. Le 9 juin, ils enflamment le Zénith à Paris.
Démêlés avec la justice La chanson "Police" leur vaut une nouvelle fois de gros ennuis : le 14 juillet 95, les NTM participent au "Rendez-vous de la Liberté" organisé dans le sud de la France à la Seyne-sur-mer par SOS Racisme. Dans la salle, plusieurs policiers s’indignent des propos violents et diffamatoires à leur encontre, précédents la chanson. Le groupe est inculpé pour "outrage à personnes détentrices de l’autorité publique" en mai 96 et condamné en novembre à six mois de prison dont trois mois fermes et une interdiction d’exercer leur métier en France pendant six mois. Après appel, la peine est réduite à deux mois de prison avec sursis et une forte amende. Entre temps, le débat est devenu national : doit-on condamner un groupe qui malgré des propos outranciers, exprime la réalité telle qu’il la voit et rend compte de la violence et du malaise des banlieues. Après la réalisation d’un remix du morceau "Affirmative Action" avec le rappeur new-yorkais Nas, NTM envisage la production d’un quatrième album. C’est pendant l’été 97 que NTM commence le travail de studio à Puteaux en banlieue parisienne. De nombreux amis passent et donnent directement leur avis, permettant ainsi à Kool Shen et Joey Starr d’avoir un certain retour avant même la sortie effective de l’album, qui a finalement lieu le 21 avril 98. Intitulé sobrement "NTM", il semble refléter une certaine maturation dans le travail des deux rappers. Le simple "Laisse pas traîner ton fils" ou le titre "Pose ton gun" donnent une certaine idée de la nouvelle orientation du groupe qui fait figure maintenant de vétéran du hip hop français.
Live Une tournée démarre à l’automne avec deux passages au Zénith de Paris en novembre. Défrayant la chronique judiciaire, Joey Starr se voit condamné le 24 février 99, par le tribunal de Montpellier à deux mois de prison ferme et une amende de 30.000 francs pour l’agression d’une hôtesse de l’air dans le hall d’un hôtel (fait qui remonte à novembre 98), contribuant ainsi à renforcer cette réputation de "mauvais garçon" qui le poursuit depuis les débuts du groupe. Quatre mois plus tard, c’est à six mois ferme que le condamne le tribunal de Bobigny en banlieue parisienne, pour violence sur son ex-compagne (laquelle l’agressera violemment aussi quelques mois plus tard). En avril 2000, un documentaire intitulé "Authentiques" réalisé par Saer et Alain Chabat sort quelques temps avant un double live, prévu de longue date. C’est l’heure des bilans. Après dix ans d’activité, les rumeurs de séparation commencent à circuler. Joey Starr est encore aux prises avec la justice tandis que Kool Shen travaille sur un album solo et manage avec sérieux son label IV My People. Mais Joey Starr n’est pas en reste. Lui aussi a monté son label, B.O.S.S. Le 7 novembre 2000, les deux compères que l’on ne voyait plus ensemble depuis un moment (les rumeurs de split de NTM allant bon train) sortent un maxi, premier d’une série de quatre intitulée "NTM le clash". Les DJs et compositeurs des deux écuries, IV My People et B.O.S.S. s’affrontent musicalement sur des remixes du groupe. La compilation générique qui rassemble l’ensemble des morceaux et qui sort en février 2001, atteint les 200.000 copies vendues en six mois. En juillet, l’album est mis sur le marché européen.
Solo C’est Joey Starr qui apparaît le premier en solo en 2002, mais seulement via un single extrait de la bande originale du film "Astérix et Obélix : mission Cléopatre" d’Alain Chabat, carton de la fin de l’hiver 2002. La chanson, "Gaz-l", est de plus bien loin de l’énergie du répertoire de NTM. Dans les médias, il apparaît plus serein et participe à diverses émissions de télévision "grand public", ce qu’il n’aurait jamais fait quelques années plus tôt. Cependant une scène issue d’un documentaire sur les gens qui vivent la nuit brise cette nouvelle image : on y voit Joey Starr chez lui avec ses amis brutaliser un singe dont les cris le dérangent. D’une certaine façon, ce fait divers participe à la légende mais continue de faire de lui un "artiste maudit". L’autre actualité de Joey Starr se partage entre une émission de radio qu’il présente en direct une fois par semaine depuis sa maison de Saint-Ouen près de Paris. Entouré d’une communauté de rappeurs, il tient l’antenne plusieurs heures, la nuit, pour une station spécialisée en rap. En outre, il est aussi chef d’entreprise via une marque, Com-8, distribuée dans sa propre boutique de vêtements streetwear dans le quartier des Halles à Paris. * NTM est sans conteste le meilleur représentant de la tendance hardcore du rap français, devenant ainsi les chefs de file d’une forme d’expression en pleine maturation, qui ont su prendre leurs marques par rapport au modèle américain.
Site du label BOSS de Joey Starr : http://www.bosstrategyz.com/ Site du label IV My People de Kool Shen : http://www.ivmypeople.fr.fm/
source : rfi musique
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Avec ses interprétations de Brel, de Lama ou de Barbara, le jeune marseillais a touché une autre frange du public, et malgré sa défaite, s’est ouvert une voie dans la chanson française. A l’instar de Jean-Sébastien Lavoie, le talent de Thierry Amiel n’est plus à démontrer. Reste à prouver pour lui comment l’on peut survivre dans le milieu très concurrentiel de l’après télé-réalité. Né à Marseille le 18 octobre 1982, Thierry Amiel tire de son enfance le goût des autres et un penchant pour la tendresse. Troisième enfant d’une famille nombreuse qui en compte six, Thierry apprend dès son plus jeune âge le partage et le respect de l’autre. Des valeurs qui font de lui aujourd’hui un artiste à part, à la sensibilité à fleur de peau. Ses parents, un père policier et une mère assistante maternelle, élèvent dans le bonheur leurs six enfants, dont les deux dernières sont issues de la DDASS. De ses premières années, Thierry garde un souvenir extraordinaire, dans la grande maison familiale d’Auriol, près de Marseille. Un tableau idyllique que rien ne vient troubler.
S’il chante depuis qu’il est petit, il n’envisage la chanson avec sérieux que vers l’âge de treize ans, lorsqu’il s’inscrit à la chorale de son village. Une école du chant qui révèle déjà une voix hors du commun. Ses premières scènes : l’Opéra de Marseille et les Arènes d’Orange. Puis changement de direction lorsque sa voix mue : Thierry s’engage dans la variété en accompagnant les artistes locaux lors de leurs prestations musicales. Une expérience populaire qu’il continuera de mener jusqu’à son inscription à La recherche de la nouvelle star. Tout en suivant des cours de piano et de violon à l’école d’Alice Dona, il arpente les fêtes et les bals de la région, se produisant sur scène avec son orchestre. Son répertoire : les reprises des grands standards anglo-saxons, mais aussi le patrimoine francophone. Rapidement remarqué pour son talent et sa prestance, il se produit même en première partie de Zouk Machine puis de Herbert Léonard. Il devient alors une star locale, toujours soutenu par ses premiers fans : sa famille et ses amis.
Un artiste très "pro" Mais le métier de chanteur d’orchestre ne suffit pas à assurer son indépendance matérielle. Il continue de suivre des cours de psychologie à la Faculté de Provence, et d’exercer le métier de vendeur à temps partiel. Il participe à de nombreux concours de chant, dont la finale du Graine de Star Tour (déjà sous la houlette de la chaîne française M6) ou le Tremplin 2000 de la région PACA. Candidat malheureux aux castings de Pop Star et de Star Academy, il n’abandonne par pour autant et continue d’enchaîner spectacles et répétitions.
Un emploi du temps bien rempli jusqu’à ce qu’un de ses frères l’inscrive au casting de l’émission A la recherche de la nouvelle star. Cette fois, Thierry décroche le gros lot et émeut dès les sélections le jury de l’émission, en interprétant avec conviction des titres émouvants (dont Je suis malade de Lama). Durant des semaines, il reste un des grands favoris du programme musical, jusqu’à ce que l’étau se resserre autour des trois finalistes durant l’été 2003 : Jean-Sébastien Lavoie, Jonatan Cerrada, et Thierry Amiel. On connaît la suite : Jonatan est le grand vainqueur de l’émission. Il n’empêche que Paradoxes, le premier album de Thierry, signé chez BMG en octobre 2003 et contenant la reprise des Mots bleus de Christophe, se vend à des centaines de milliers d’exemplaires. Il enchaîne les émissions de télévision et travaille déjà à son deuxième album qui sortira en janvier 2005, précédant une tournée qui s’annonce déjà comme un grand succès.
source : [http://perso.wanadoo.fr/chanson_francaise/amiel/amiel_bio.htm]
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Handsome face, a tad provocative, Damien Saez is one of the rising stars of French Rock and described as a revelation of the French scene in 2000. This young and charismatic singer seems set on leading his career, as he seems fit.
Born in Marseille on August 1st, 1977 of immigrant parents (Algerian/Spanish) Damien Saez grew up in a warm and attentive family environment. When he reached adolescence he left the Phocaean region for Dijon where he met Franck (guitarist) and Antoine (keyboards) and he began his career at the Conservatory, and he quickly proved himself to be gifted for music and he learned how to play the piano and the guitar at the same time.
At sixteen, Damien discovered the world of writing with a French teacher who fascinated him, and following the example of referent groups like U2, Noir Desir as well as Radiohead and the Doors, he started to jot down literature and songs. Up until 1995 he played in small cover bands. At this point he decided to go further and left Dijon, the symbol of his youth, for Paris.
After several fruitful encounters, in particular with a manager who has him sign with Island Records (Universal), he started his career under the wing of Marcus Bell (the guitarist for Opposition). He even managed to win the support of William Sheller, who was touched by the young artist’s compositions.
In 1999, alone with only a guitar in his hand he opened for the British band Massive Attack in July. But he above all devoted himself to the recording of "Jours Etranges" his first album, which came out at the end of the year. Here he mixed melancholic ballads and blazing pieces that evoke violence, poverty and drugs. Saez depicted a society like a young rebel even if above all he sees himself as a realist, a man hurt by life. The photographer Laure Maud shot the photos of this album.
The photos have been shot first in the Baie de Somme, and then in the countryside around Dijon, with his ex-girlfriend Amandine. Damien wrote two songs dedicated to Amandine.
Laure Maud is a photographer who has been specialized in music for ten years. Laure Maud shoots portraits of singers, bands and musicians. Laure Maud makes music artist portraits for their CD cover, booklet, press, concert posters... They are essentilaly rock, folk, pop, hip hop and r&b artists.
Using strong language (without over-use) which is repeated in concert halls, this album is like a stripping of the artist’s sentiments and reflections. Intense lyrics, sometimes bordering on fatalism like in "Jeune et con" the first track on "Jours Etranges" or "J’veux m’en aller," such is Saez’s credo. With the release of this song the airtime on the radio, the television clips and the French tour followed on from each other. He was on tour for most of the autumn in 2000. He could also be seen on some music festival programmes : The Eurockéennes in Belfort (France), the Paleo Festival in Nyon (Switzerland) and the FrancoFolies in Spa (Belgium). He was also on the Paris stage at Elysée Montmartre on December 19th 2000. In spring of 2001, the young singer did a showcase tour of France.
To mark the twenty-year anniversary of Georges Brassens’s death Saez took part in a French rock compilation (a tribute to Brassens) called "les Oiseaux de Passage." At the same time, Saez was working on his second album "God Bless".
Arrogant and fragile, angry and tenacious all at the same time, Damien Saez is certainly the artist of the younger generation who is the most determined to be talked about, but not in any which way.
Source -> Radio France International
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